Sam Goodchild remporte la 1000 Race et lance parfaitement sa saison IMOCA à bord de MACIF Santé Prévoyance

Pour sa première victoire en solitaire en IMOCA, Sam Goodchild a signé une belle démonstration à bord de MACIF Santé Prévoyance, imposant son tempo tactique de bout en bout. Le skipper franco-britannique a remporté ce vendredi 8 mai la 1000 Race avec près de 100 milles d’avance sur Corentin Horeau au terme d’un parcours aussi exigeant que piégeux. Première course en solitaire de la saison IMOCA, épreuve qualificative* pour la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, cette édition 2026 aura surtout confirmé une chose : le duo Goodchild/MACIF Santé Prévoyance est déjà redoutablement en place.

12 mai 2026

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Parti dimanche 3 mai à midi, Sam Goodchild aura mis 4 jours, 22 heures, 9 minutes et 56 secondes pour boucler cette course de 1 000 milles théoriques… qui en comptait en réalité plus de 1 300 sur l’eau. Leader aux trois points de passage (phare du Fastnet, waypoint trophée Guy Cotten puis waypoint trophée Gallimard dans le golfe de Gascogne), le skipper de 36 ans n’aura quasiment jamais laissé respirer la concurrence.

Une course usante, piégeuse… et parfaitement maîtrisée

Sur le papier, le parcours semblait relativement classique. Dans les faits, les marins ont dû composer avec un cocktail particulièrement épuisant : vents erratiques, transitions incessantes, fichiers météo contradictoires et longues heures dans le petit temps. « On passe sans arrêt de 10 à 20 nœuds, avec des changements de direction permanents, des grains, des nuages… et comme il fait nuit noire, ça rend les choses assez compliquées » racontait Sam Goodchild mercredi, alors qu’il creusait déjà l’écart.

Il aura d’abord fallu s’extirper de conditions très légères en direction de l’Irlande avant d’enchaîner un long bord de reaching à plus de 20 nœuds de moyenne vers le waypoint Guy Cotten. Puis le golfe de Gascogne s’est chargé de rappeler que les pièges les plus fatigants ne sont pas toujours les plus spectaculaires. Car au large, le petit temps use parfois davantage qu’un gros coup de vent. Il faut manœuvrer sans cesse, rester lucide, accepter aussi d’aller dormir au bon moment. Une gestion fine du bateau… et du marin.

Dans ces conditions instables et relativement plates, MACIF Santé Prévoyance a montré tout son potentiel. « Il n’y a jamais eu de grosse mer, et dans ces conditions de transitions par mer relativement plate, MACIF Santé Prévoyance est très à l’aise. C’est sa grande force », analyse le skipper.

« Je ne pouvais pas rêver mieux »

Cette victoire marque un cap important dans la carrière de Sam Goodchild. Car au-delà du résultat brut, c’est surtout la manière qui impressionne. Pour sa première course en solitaire sur cet IMOCA, Sam Goodchild a navigué avec une maîtrise et une sérénité déjà très abouties. « Je suis un peu fatigué, mais tellement content que ça se soit déroulé comme ça, je ne pouvais pas rêver mieux. C’est ma première course en solitaire sur le bateau et ma première victoire, et c’est aussi ma première victoire en IMOCA. Il n’y avait pas tout le plateau comme il y aura sur la Route du Rhum, mais c’était excellent pour se jauger. Je me suis senti à l’aise sur le bateau, j’ai retrouvé la manière dont j’aime naviguer, c’est-à-dire de suivre mon instinct. » Un instinct justement devenu central dans cette 1000 Race aux scénarios météo parfois illisibles. «Il fallait être instinctif, oser des choses. À un moment donné, il faut décider de sa route et y aller jusqu’au bout, pas à moitié. » confiait Sam à son arrivée à Concarneau.

Un duo bateau-skipper déjà très solide

Derrière cette victoire nette se cache aussi un long travail d’appropriation du bateau. Depuis plusieurs mois, le skipper franco-britannique et son équipe peaufinent les réglages, les habitudes de navigation et les détails du quotidien à bord. « Je sens que le binôme bateau/skipper est bien en place. Avec toute l’équipe, nous avons beaucoup travaillé ensemble sur des petits détails qui me permettent de me sentir bien sur le bateau et dans ma manière de naviguer. » Cette montée en puissance progressive (Course des Caps en équipage, Transat Jacques Vabre en double puis désormais le solitaire) semble porter ses fruits. Et même si quelques automatismes d’équipage ont encore la vie dure… « Je me suis réveillé plusieurs fois en pensant que, de toute façon, il y avait quelqu’un d’autre à bord ! Mais non, cette fois-ci j’étais tout seul », plaisante-t-il.

Avec cette victoire convaincante, Sam Goodchild envoie surtout un message clair à quelques mois de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe : il faudra compter sur lui. Sérieusement.

 

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